Amour ou violence, un seul mot : continuum

La vie comme un art

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Soit disant en pleine lutte contre les violences domestiques (dite « violence conjugale » pour encore une fois invisibiliser les enfants qui souffrent également de cette violence dans les maisons où elle a lieu), le gouvernement semble vouloir nous abreuver du terme de « continuum des violences », affirmant par là sans plus aucune pudeur sa franche volonté cynique d’imposer une idéologie de la déchéance humaine, hyper intellectualisée, qui sait très bien ce qu’elle fait quand elle réunit du berceau à la mort tout l’environnement nécessaire à l’expression de la plus grande violence économique et sociale.

 Parce que le terme de « continuum » est à la base utilisé en maternité pour parler de toutes les conditions que le bébé humain et sa mère doivent respecter pour être en paix et vivre en harmonie. On ne peut pas se revendiquer militante de la maternité, amatrice de recherches sur le sujet, comme marlene schiappa et ignorer la nécessité de ces conditions dans l’éducation des enfants humains. Ces mêmes conditions que le gouvernement s’acharne à réduire à néant en continuant sa propagande pour la séparation précoce de la mère et de l’enfant, pour l’éclatement de la famille et l’individualisation d’une société qui s’asphyxie dans son vomi en engraissant ceux qui la violent par des théories d’un sadisme absolu.

 « Le concept du continuum : à la recherche du bonheur perdu est un essai de Jean Liedloff (traduit de l'anglais vers le français par Véronique Van den Abeele). L'auteur y dénonce les théories ou pratiques occidentales visant à séparer très tôt le nourrisson de sa mère. Au contraire, Jean Liedloff cherche à démontrer la nécessité de conserver le contact physique mère-enfant jusqu'à ce que l'enfant s'en détache tout seul. » (Wikipedia)

On sait actuellement grâce aux neurosciences que les théories du concept du continuum sont tout à fait bien fondées et censées et que ce n’est qu’en les respectant que l’on respectera l’humain et que l’on retournera vers plus d'harmonie économique et sociale et donc plus de bonheur et de paix.

Le problème de ce concept du continuum est qu’il est vrai autant pour l’amour et la paix que pour la violence. C’est à dire que s’il est respecté, il engendre des êtres doux, intelligents et respectueux, empathiques et bienveillants, autonomes et qui ont le désir de faire et cela génération après génération. Pour l’avoir testé à deux reprises, c’est tellement naturel que l’on s’étonne même que les autres se fatiguent à faire autrement…

Mais d’un autre côté le continuum des violences, lui aussi, une fois qu’il est enclenché mène sa route inévitablement vers une augmentation graduelle de la violence, à commencer par la séparation de la mère et de l’enfant, puis la violence verbale envers l’enfant, puis la violence physique, émotionnelle, intellectuelle, etc pour arriver au viol, aux agressions et au meurtre, de génération en génération. Naturellement.

Les besoins de base des humains restent toujours les mêmes : contacts physique, lait maternel, élimination (pipi caca) et éveil psychique. Mais selon que l'on respectera ou pas le continuum nécessaire à l'épanouissement de l'être, la destinée de toute la lignée peut en être perturbée durablement, voir à jamais, pourrissant ainsi la vie de tous.

Les deux continuum ne peuvent pas facilement se comprendre parce qu’ils sont le fruit d’une expérimentation empirique qui s’explique difficilement. Ce serait un peu comme expliquer les sensations de la grossesse à un homme dans le but qu'il n'ai pas mal lors de l'accouchement...Plutôt inefficace. Tout le monde sait qu'il aura mal. :-) Quoi ?

Un enfant malmené, pas ou peu écouté dans ses besoins physiologiques ou émotionnels, battu, violé, violenté depuis le début de sa vie, ne saura pas comprendre pourquoi un enfant qui a toujours était écouté, choyé, respecté et entendu, pleure quand on le prive d’un de ses droits fondamental.

Pour l’un, ce n’est « rien » et il n'y a pas lieu de s'attarder sur un tel détail à côté de l'ampleur de l'horreur du monde, pour l’autre c’est une injustice horrible qui scarifie son univers de quiétude et de bien être et dont on doit absolument protéger les autres dans les plus brefs délais.

De la même façon, l’enfant qui a été écouté et respecté ne comprendra pas les implicites sociaux qui régissent les sociétés modernes occidentales, toutes basées sur l’apprentissage précoce de la violence par l’expérimentation… Comment faire pour accepter l’indifférence, la solitude et le mal être aussi bien que ceux qui n’ont jamais connu que ça et ont développé des modes de survies psychiques et physiques pour les dépasser ?

Voilà donc dans quel monde nous vivons.

Un monde dans lequel des gens qui ont manqué de tout psychiquement dans leur enfance en manquant de leur mère qui les a paradoxalement matériellement favorisé par le fruit de son absence qu'elle rentabilisait en accumulant des biens matériels, privent ceux qui n’ont manqué de rien psychiquement parce qu’ils ont eu leur mère qui encore une fois paradoxalement n’a pas pu les gâter financièrement autant que si elle les avait laissé seul en déléguant leur éducation, d’absolument tous leurs droits fondamentaux, à commencer par le premier qu’ils ne peuvent absolument pas comprendre : celui de grandir élever par sa mère et son père…

Ceux qui ont tout, en réalité, cours après un manque qu’ils ne combleront et ne s’expliqueront vraisemblablement jamais, en amassant tout ce qui peut un temps apaiser leur manque de mère, de père et d’attention… Pendant que ceux qui n’ont rien lèvent le nez au ciel, prennent une grande inspiration et remercie la vie d’être heureux, toujours comblé, dépouillé par les autres contre qui ils ne peuvent rien faire, gardant au fond d’eux le souvenir doux et moelleux du sein chaud et des bras de leur mère.

Si on voulait réellement arrêter le phénomène des violences sur les femmes, les hommes et les enfants, puisque tout le monde en souffre, il suffirait de l'endiguer à la base en arrêtant les séparations précoces des mères et des enfants. Les mères sont les premières à créer la violence que les femmes subissent ensuite... Eduquer son enfant soi même, l'allaiter, respecter ses besoins d'élimination, son rythme biologique jusqu'à ce qu'il soit apte à se détacher seul de sa mère, c'est là la seule façon de lutter contre les violences sociales, toutes. Mais faire cela signifie aussi gagner la plus grande lutte économique que le monde ai rarement connu car c'est tout un système qui s'effondre. Un système qui a ancré ses bases dans le continuum non plus de l'amour, mais de la violence, sous toutes ses formes.

2 salles, 2 ambiances, un seul mot : continuum.