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Plus le débat sur la procréation par autrui avance et plus je reste hyper étonnée du manque de contradiction du côté des couples homos. Pas d’opposants à la procréation par autrui du côté des couples homosexuels ? Zéro ?

Pas d’enfants ayant grandi dans des familles homosexuelles devenus adultes criant à corps et à cris que chez ces gens là monsieur… ?

Les « pédés » et les « gouines » sont-ils tous victimes de la pensée unique dès lors qu’ils partagent la même sexualité -si tant est qu’il est possible de partager la même sexualité ? Ou alors est ce que 100% des homosexuel.le.s de France pensent qu'un enfant qui grandi privé de ses origines, c'est fashion ? Hyper bizarre.

On dirait des islamistes qui ne dénoncent pas les islamistes radicaux avant des attentats alors que tout pousse à croire que c'est la merde. Jusqu'au cou.

J’ai commencé par me faire la réflexion un jour en me disant que dans ce débat de commerce de la vie sur terre, il manque l’éclairage des premiers concernés : les enfants qui vivent cette situation. Il nous faudrait des avis de ces enfants qui ont grandi auprès de ces familles stériles qui ont eu recours à la procréation par autrui, privés d’un parent biologique, voir des deux, « fabriqués » pour être donnés à une famille qui les a commandé.

Leur parole est nécessaire pour arriver à se faire un avis plus proche de la réalité de ce que ces enfants ont vécu, vivent ou vivront et pour arriver à décider des lois qu’il nous faut pour protéger leur vie au même titre que les nôtres.

En France la procréation par autrui est encadrée légalement depuis 2004 nous dit Wikipédia. Cela fait donc 14 ans que des enfants naissent légalement via ce procédé en France… Mais sur ces sujets, grâce à mon Dieu (et là je viens de perdre la moitié des lecteurs ^^) en France nous sommes à la traîne et d'autres pays ont plus d'expérience et donc des humains plus âgés qui ont vécu cette expérience et peuvent la raconter. Pourquoi ne les entendons nous jamais ?

On voit fleurir sur les réseaux sociaux des groupes d’entraides de personnes nés par procréation par autrui dans les familles hétérosexuelles, à la recherche de leurs origines, mais très étrangement ils sont très peu audibles dans les journaux ou les différents médias. Il faut vraiment s’intéresser à la chose pour avoir la chance de les lire et ce qu’ils disent de leur parcours, de leur manque ou de leur vie est pourtant très intéressant. Ce manque d’origine, ce besoin de se comprendre, de se connaître, le fait de retrouver des frères et sœurs qui leur ressemblent tant alors qu’ils sont habitués à grandir autour de gens qui ne leur ressemblent pas du tout. C’est vraiment passionnant ce récit qu’ils livrent de leur parcours inédit sur terre dans l'espèce humaine.

Mais tout du moins, même s'il faut bien les chercher pour avoir la chance de les lire, ils sont là, on peut les trouver.

...Ce qui n’est pas du tout le cas pour les enfants ayant grandi dans des familles dirigées par un couple homosexuel. Ces enfants là qui doivent avoir le même âge que les autres (20 à 30 ans) en plus d’être inaudibles semblent être inexistants et se voient confinés au silence, même par les opposants les plus farouches à la procréation par autrui qui sans s'en apercevoir vraiment, les chassent d’un revers de main en affirmant que non, nous n’avons pas assez de recul, que les études n’existent pas ou très peu ou ne sont pas assez probantes pour être écoutées…

C’est faux. Aux Etats-Unis des enfants nés de procréation par autrui et ayant grandi dans des familles dirigées par des couples homosexuels ont pris la parole pour dénoncer leur enfance avant de sombrer à jamais dans le silence parce qu’étouffer… Etouffer par qui ? Etouffer par quoi ? Et pourquoi ? C’est là toute la question.

Quand on sait qu’un adolescent rentre fréquemment en opposition avec ses référents adultes, qu’ils soient ses parents ou pas, on peut franchement s’étonner que les homosexuel.le.s arrivent à éduquer une génération, voir deux, d’adolescent.e.s silencieu.ses.x… C’est aussi étrange que l’écriture inclusive j’ai envie de dire !!!

Pourquoi ces enfants ne parlent pas ? Pourquoi ces adolescent.e.s ne dénoncent pas ? Pourquoi ces adultes là ne cherchent pas leurs origines avec les autres nés par procréation par autrui ?

J’ai eu une crise d’adolescence cyber cosmique. Vraiment. Un cataclysme. Aujourd’hui je peux dire à mes parents, droit dans les yeux, à quel moment ils ont merdé, où ils ont mal agit avec moi et où ils ont ma reconnaissance éternelle. Je peux savoir ce que je ne veux pas donner de mon éducation reçu par mes parents pour mes enfants et ce que je veux leur transmettre. C'est cela pour moi l'éducation, c'est faire le tri entre l'héritage, l'inné, l'acquis et notre propre expérience que nous poussons en avant par notre volonté de mieux faire. Je peux comprendre mon histoire parce que j’ai dû fouiller l'histoire de mes parents pour comprendre mon parcours à travers le leur et surtout je peux en parler… Et en parler librement ! Parler de l’éducation que j’ai reçu, qu’elle soit pourrave ou magnifique, qu’elle ai été minable par la faute de mon père ou de ma mère ou transcendée par la bonté de mes parents… Il y a un passif, mais il y a des actifs aussi et il y a un dépassement de tout cela par la parole et le droit d’en user. Et surtout, au dessus de tout, le droit d'en rire...

Où est la parole des enfants issus de la procréation par autrui et qui ont grandi dans des familles dirigées par des homos ? Où sont leurs histoires humoristiques sur l'éducation qu'ils ont reçu de leurs référents ? Cet humour qui prouvent qu'ils ont dépassé les obstacles de l'enfance et qu'ils en sont sortis grandi ?

 *Pédé est un terme familier désignant un homosexuel masculin. Le plus souvent péjoratif, il est parfois assumé par les gays comme diminutif d'auto-désignation, sans connotation injurieuse. Dans un autre contexte d'utilisation, le terme peut être considéré comme une insulte, voire une injure homophobe punie par la loi.

**Gouine est un terme du français populaire désignant une lesbienne. Malgré une connotation lesbophobe, le mot peut être repris sans connotation négative par les lesbiennes organisées qui l'utilisent dans divers contextes.

N'étant bien entendu ni lesbophobe, ni homophobe, je revendique mon caractère populaire et familier par nature. Merci de respecter ma nature.


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