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Je suis journaliste de presse écrite, et si j’ai choisi de créer un site autour de la maternité et de l’enfance, c’est d’abord parce que ce projet est né d’un moment très personnel de ma vie. En 2008, après la naissance de ma fille, j’ai ressenti un besoin très fort : rester proche d’elle tout en continuant à exercer mon métier. Je ne voulais pas renoncer à mon engagement professionnel, mais je cherchais une manière différente de travailler, plus en accord avec cette nouvelle réalité. C’est ainsi qu’est née l’idée de créer un espace entièrement dédié aux mamans du Maroc, un lieu d’information, d’échange et de soutien.

Avec une société de communication marocaine, j’ai alors lancé Maman.ma. Pendant près d’un an, nous avons travaillé à sa conception, à son identité, à sa ligne éditoriale, pour en faire un projet solide et utile. Je voulais que ce site ne soit pas seulement un support de contenu, mais aussi un point de rencontre. Très vite, j’ai compris que les femmes avaient besoin de se retrouver, de partager leurs expériences, de parler de leurs joies comme de leurs doutes, et surtout de ne plus se sentir seules face à la maternité.

J’ai donc décidé d’aller plus loin en organisant des rencontres mensuelles. Une fois par mois, je retrouvais des mamans et des enfants dans un café chic de Casablanca. Ces moments étaient précieux, parce qu’ils permettaient de créer du lien social, d’ouvrir des discussions sincères et de tisser une vraie communauté. J’aimais voir ces femmes échanger, se conseiller, rire ensemble, et repartir avec le sentiment d’avoir trouvé un réseau bienveillant. Pour moi, la maternité n’a jamais été seulement une affaire intime : elle est aussi une expérience collective, qui gagne à être partagée.

En parallèle, je travaillais pour Femme du Maroc, le premier magazine féminin du pays, où j’avais une rubrique consacrée à la maternité. Cette double activité me permettait de garder un pied dans le journalisme tout en développant un projet qui avait du sens. Aujourd’hui, je regarde ce parcours avec fierté, mais aussi avec une certaine nostalgie, car Maman.ma existe encore, sous une autre forme, devenu Carolofbauer.com.

Ce qui m’anime désormais, c’est l’envie de relancer ce projet et de revenir au Maroc pour y mener de nouvelles actions autour de la maternité et de l’enfance. J’ai toujours cru à la force des initiatives locales, aux rencontres humaines et à la capacité d’un média à créer du lien. Si ce projet résonne, s’il peut intéresser des personnes au Maroc, alors j’aimerais qu’il redevienne un espace vivant, utile et engagé.

 

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Je suis en train de réfléchir à ce que je pourrais bien pouvoir dire à cette toute jeune maman ou future maman qui viendrait à moi pour être aiguillé sur son projet professionnel en tant que mompreneur... Essayons (nous de majesté, laisse) de lui donner des pistes pour qu'elle évite les menteuses entrepreneuses voleuses de bébé...

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Je m’appelle Camille, je suis maman de cinq enfants de 14 à 4 ans. Je suis mariée, et clairement, la famille fait partie intégrante de mon équilibre… et aussi de mes défis du quotidien. Je ne peux rien faire sans ma tribu. Je suis aujourd’hui fondatrice et dirigeante de LBDC Formations, un centre de formation dédié à la parentalité, à la périnatalité et à l’accompagnement des familles. Je suis également accompagnante en parentalité et formatrice.
Côté entrepreneuriat, mon parcours s’est construit progressivement. J’ai commencé il y a plus de quinze ans, d’abord avec des ateliers autour de la parentalité, puis l’activité s’est développée au fil des années, en fonction des besoins des familles, de mes rencontres et aussi de mes propres évolutions personnelles. Je me suis beaucoup formée en continu, aussi bien sur les sujets cœur de métier (parentalité, périnatalité, accompagnement) que sur l’entrepreneuriat, la structuration d’un projet, la communication, la gestion… J’ai appris énormément sur le terrain, parfois en faisant des erreurs, souvent en ajustant.
Aujourd’hui, oui, je gère une équipe. Elle est petite mais elle est précieuse. J’ai des formatrices partenaires, des intervenantes spécialisées et des personnes qui m’accompagnent ponctuellement sur certains aspects. Selon les périodes, cela représente plusieurs personnes, avec une organisation assez souple mais qui demande beaucoup de coordination.
Ce que je trouve le plus difficile dans l’entrepreneuriat, c’est la charge mentale. Les décisions à prendre en permanence, le fait de porter seule beaucoup de responsabilités, et cette impression de ne jamais vraiment “déconnecter”. Il y a aussi les moments de doute, les périodes plus creuses, et le fait d’accepter que tout ne soit pas toujours parfaitement maîtrisé.
Concernant la conciliation vie pro/vie perso… je dirais que je m’en sors plutôt bien aujourd’hui, mais ça n’a pas toujours été le cas. J’ai beaucoup tâtonné. J’ai appris à poser des limites, à accepter que tout ne soit pas fait parfaitement, et à revoir mes priorités. Ce n’est pas un équilibre figé, c’est quelque chose qui se réajuste sans cesse, en fonction des périodes, des enfants, du travail. Mais c’est devenu un vrai point d’attention pour moi, parce que je sais que sans ça, rien n’est durable.
A la maison, les tâches ménages sont réparties de façon quasi équitable. Je dirais que la charge mentale qui m'incombe et plus dûe à la prise en charge émotionnelle des membres de ma famille. 
 
 

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Depuis 13 ans que je suis mompreneur, j'ai pu voir au cours de ma petite carrière que de nombreuses d'entre nous, si elles ont effectivement bien commencé en tant que "mompreneur" en gérant les deux casquettes de la maternité et de l'entreprenariat, ont assez rapidement glissé, en loosedé, en key comme on dit chez moi, vers un entreprenariat classique avec les mêmes contraintes qu'un papa moderne divorcé en garde alternée ou à la tête d'une micro société tout en s'accrochant à l'appellation...