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Le plus grand défi de notre temps et de notre espèce est aussi là je crois. Les enjeux sont énormes pour tous et toutes...

"Sensibilité : Propriété des êtres vivants supérieurs d'éprouver des sensations, d'être informés, par l'intermédiaire d'un système nerveux et de récepteurs différenciés et spécialisés, des modifications du milieu extérieur ou de leur milieu intérieur et d'y réagir de façon spécifique et opportune."

Nous sommes arrivés à un moment de notre évolution où nous pouvons nous permettre de faire attention à préserver la sensibilité de nos garçons. C'est dorénavant un enjeu fondamental, le premier de tous dans l'éducation. Nous devons nous concentrer, hommes et femmes, pères et mères, à faire en sorte de préserver la sensibilité des petits garçons. C'est là le seule domaine où il est obligatoire que les hommes et les femmes travaillent de concert parce que le petit garçon a besoin de s'identifier à son père, mais reste toujours rattaché à sa mère comme tous les enfants.

J'ai fait plusieurs fois l'expérience de l'autorité avec des petits garçons et il n'y a aucune autre réponse que celle là : un petit garçon a besoin d'être cadré par un homme. Il ne se laissera cadrer correctement, fièrement et avec confiance que par un homme bienveillant et aura plaisir à l'imiter pour s'élever de lui même vers ce à quoi il veut instinctivement ressembler. Evidemment, les petits garçons peuvent tout autant "obéir" ou respecter une mère, mais ça n'aura rien à voir avec la façon dont il le fera avec un homme. Il n'y a qu'à demander aux institutrices comment elles galèrent avec les petits garçons dans les classes. Il n'y a pas de secrets.

Mais... Il y a un énorme MAIS !... Respecter la sensibilité des petits garçons, ce n'est pas en faire des fillettes !!! Être un homme est peut être une des pires choses qui peut arriver sur cette terre je crois. Il n'y a rien d'étonnant à ce qu'ils soient les plus nombreux à se suicider, à boire, à se droguer, à avoir des conduites à risque ou à mourir bien plus tôt que leurs consoeurs féminines. On ne va donc pas mentir à l"enfant en lui disant d'aimer s'épencher comme peut le faire une petite fille qui sera consolée quand elle sera en difficulté (et pas toujours pour des raisons très saines non plus, beaucoup de consolateurs sont plus à éviter qu'autre chose...) on ne va pas lui dire non plus qu'exprimer ses sentiments avec facilités et être dans le monde de la communication comme le font les filles va être à son avantage. C'est faux. Ce serait lui mentir. Il se fera rejeter si ce n'est pas tabasser.

Les hommes construisent le monde. Les femmes construisent les hommes... Pour préserver la sensibilité des petits garçons et faire en sorte qu'ils aient toujours des réponses adaptées à leurs environnement et à leurs congénères, il faut préserver la sensibilité des pères. Parce que pour construire un homme, il faut construire son père. C'est toute la difficulté de l'éducation des petits garçons, c'est que comme la grossesse ou l'allaitement, elle se fait par ricochet. Un père qui veut prendre soin de son enfant dans le ventre de sa mère ou de son enfant allaité, doit prendre soin de sa mère. C'est là son rôle. Et bien la femme qui veut élever son petit garçon en prenant soin de sa sensibilité tout en lui permettant d'être pleinement un homme doit prendre soin de son père. Le rôle magnifique et tellement énorme des neurones miroirs... Ce n'est qu'en regardant le père que l'enfant apprendra à devenir un homme. Il apprendra à travers son père à traiter les femmes avec respect et courtoisie, confiance et bonté. Pour cela, il faudra que la mère reste digne de respect et de courtoisie et gagne toujours la confiance en générant la bonté.

Je ne vous dis même pas comment je suis heureuse de ne pas avoir eu de garçon... C'était une de mes plus grosses craintes et j'avais interdit au père de mes enfants de me faire un garçon en premier, même si une fois enceinte j'étais tellement heureuse que je l'aurais adoré comme mes filles. Avec le recul et après avoir élevé mes filles et côtoyé tant et tant d'enfants dans tellement de situations différentes je suis encore plus consciente de la difficulté qu'il y a à élever correctement un petit garçon... Le rendre fort, sans le rendre insensible, faire qu'il soit résistant aux seaux de merde que la vie lui enverra en pleine figure, mais pas aux parfums d'une rose... Lui faire aimer la vie, coûte que coûte, même en pleine guerre... Sans lui faire aimer la guerre... Lui faire aimer les femmes en lui faisant préférer de n'en choisir qu'une seule... Sérieusement, dès le départ, personnellement je ne me sentais pas compétente et je pense que j'avais raison. Si Dieu m'avait donné un petit homme... Actuellement, il serait l'homme de la Maison et pour l'avoir vécu, il n'y a pas de place plus merdique pour un enfant que celle là. L'homme de la Maison doit être le père de l'enfant, pas l'enfant, c'est primordial pour le bon développement de l'enfant et au delà de la famille tout entière dès lors qu'il y a un garçon dans la Maison.

Après avoir eu mes filles, j'ai eu beaucoup plus de courage et j'ai voulu un fils. J'ai voulu un fils parce que j'ai voulu aimer son père et lui donner cette place d'homme de la Maison. Je sais maintenant ce qu'implique le fait d'avoir un fils et j'ai fait un pacte secret avec ce fils que je voulais en lui disant que si un jour il voulait bien venir avec moi, je ne le priverais jamais de son père et je serais toujours assez amoureuse, rusée et organisée pour que son père soit un bon père pour lui et donc un bon mari pour moi... J'ai eu cette conscience que si je demandais un fils, logiquement, plus qu'un mariage, je ne m'autorisais plus de séparation de couple parce que je le devrais à mon enfant. Promesse...

Un garçon n'est pas fait pour être plongé au milieu des petites filles sous prétextes qu'il a le droit... Oui... Il a le droit d'être con aussi, ce n'est pas ce qu'on lui souhaite. Je pense qu'il y aura toute une génération de petits garçons traumatisés, mutiques, qui auront grandit au milieu des petites filles toutes aussi médusées qu'eux pour soi disant répondre à leur sensibilité ou leurs aspirations soit disant "naturelles" à vouloir  être le seul garçon en collant au milieu des petites filles qui ne lui parlent jamais... Pas plus qu'il ne leur parle... Des conneries. De la maltraitance de pseudo intellectuelles. L'être humain est un être qui aime être avec des gens qui lui ressemble. A quel moment on peut penser qu'un garçon va s'épanouir au milieu d'une horde de petite fille. Et celle qui vous parle a été pendant un an la seule petite fille à faire du rugby avec les petits garçons, je parle en connaissance de cause. Ce n'est pas sain. Pour personne.

Les petits garçons ont une sensibilité bien à eux. Une sensibilité masculine, que personnellement je trouve bien plus puissante que celle des petites filles parce que bien plus discrète, profonde et furtive. Ils doivent être entendus, soutenus et respectés dans leur propre façon d'être sensible au monde avec tous les enjeux que comportent le fait de masquer ou montrer leur sensibilité selon leur propre décision. Le simple fait de dire à un enfant, garçon ou fille "Tu as le droit de pleurer" c'est déjà hypra chelou à la base... Les garçons sont les seuls que l'on console en leur demandant de pleurer au lieu de leur demander d'expliquer pourquoi ils pleurent... C'est n'importe quoi...

Les séparations et divorces des parents ont laissé les petits garçons devenir les hommes de la Maison et c'est une catastrophe. Ces enfants maintenant adulte n'ont pas appris à se comporter comme des hommes en regardant leur père, mais en regardant leur mère leur donner le fameux "droit de pleurer" au lieu de chercher des solutions avec eux pour rire et ne plus jamais qu'ils pleurent. Résultat, aujourd'hui les rues pullulent d'hommes violents, insensibles aux autres, efféminés ou déviants sexuel qui n'ont eu comme exemple que celui de leur père en pleine séparation brusquant leur mère avant de rejeter toutes les femmes en général, femmes qui elles même le brusquaient sans aucun remord. La désolation.

La seule façon de sortir des violences dites "faites aux femmes", c'est de sortir de la violence tout court et que les mères apprennent à leur petit garçon à respecter leur propre sensibilité et la faire respecter sans violence, en respectant elle même celle du père de l'enfant. Cela demande une compréhension approfondie de l'autre, un amour immense du couple et du couple envers l'enfant, mais aussi beaucoup de travail sur soi et l'envie de construire vraiment ensemble...

Tout dépasser, ensemble, pour un fils qui construira le monde.

Photo : Le Roi du Maroc est le seul homme publique (de ma connaissance) qui élève son fils Hassan du Maroc par l'exemple en l'amenant sur le terrain avec lui depuis qu'il est autonome, comme je le préconise, d'où le choix de cette photo.

 


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